Webinaire Terminé

L'état de l’art des villes intelligentes

Module MOBILITÉ, objets portés et IoT

L'état d’esprit qui règne dans les fameuses "smart cities" ou villes intelligentes est plutôt orienté déception. La faute aux difficultés quasi-insurmontables rencontrées pour fédérer les services.

Jeudi 14 avril 2022
Claude Marson
Comme pour n'importe quelle entreprise, il est relativement facile de traiter numériquement un service donné, d'installer des poubelles numériques, de connecter des panneaux publicitaires, de gérer un carrefour et de déclencher l'enlèvement de la neige accumulée, au-delà de x cm. Mais ce qui est difficile c'est de fédérer tous ces services, de faire en sorte qu'ils communiquent entre eux et qu'une décision prise en un endroit ait des répercussions utiles ailleurs.
C'est tout le problème de la modélisation des services, qui peut parfaitement s'imaginer individuellement, mais qui devient très difficile quand on veut les fédérer.
Malgré les milliards $ injectés par certains pays et les rodomontades des promoteurs, les vraies réalisations se font attendre. Comme la célèbre future ville de Toronto de Google… qui ne verra pas le jour.
Il est donc temps de revenir à des considérations plus concrètes, de limiter nos ambitions et ne plus croire aux rêves délirants des fournisseurs, pour qui ces villes intelligentes ne sont qu'un (gros) fromage de plus.
Ce qui ne veut pas dire que nous ne progressons pas. Sauf que nous avançons à vitesse réduite, comme pour tous les grands projets et qu'il faudra du temps avant que tout cela se démocratise et soit ramené à notre échelle.
Décevant, non simplement pragmatique.
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